Comment devient-on nvros ?

Comment devient-on névrosé ?

Le mot névrose est remplacé actuellement par «troubles du comportement.» dans le DMS IV- qui est le manuel américain des troubles mentaux, une référence pour tous les praticiens.

Dans la névrose, tout est centré sur le noyau pathogène, (qui génère de la souffrance), constitué dans l'enfance par un traumatisme sexuel réel, (ou fantasmé ), Freud dit que"l'on peut souffrir d'attouchement sexuel qui n'est pas réel mais qui est fantasmé, la réalité et le fantasme c'est la même chose, seule la souffrance est réelle". Le traumatisme résulte de la séduction ( réelle ou fantasmée ) d’ un adulte. Le symptôme est la conséquence du refoulement inconscient des représentations insupportables qui constituent ce noyau.

La Névrose est une souffrance qui est ressentie par le sujet, qui l’exprime; cette souffrance est sans base anatomique connue . Le patient est conscient de ses symptômes répétitifs et veut s'en débarrasser. Il sent confusément que ce symptômes sont des signes qu'il veut déchiffrer.
Le symptôme névrotique est le résultat d'un conflit intérieur inconscient: l'impossibilité de réaliser consciemment un désir inconscient. 
 
Entre la personne névrosée et la personne normale, la  différence se porte sur la quantité de charge d'angoisse, devenue ingérable pour le névrosé, qui se comporte comme si le passé était encore le présent et ne peut concevoir un avenir où les angoisses infantiles seront atténuées et supportables.
Contrairement à la psychose, il n'y a pas d'altération profonde de la personnalité dans la névrose. C’est un conflit entre le moi et le ça réservoir des pulsions de l’inconscient.
 
Freud retient en premier lieu des facteurs biologiques, à l'origine du besoin d'amour, qui continue de persister et nous relie à la petite enfance nécessairement dépendante de la mère protectrice . Le deuxième facteur est phylogénétique, il est dû au développement de l'être humain qui comporterait un hiatus entre l'enfance et la puberté et le troisième facteur serait d'ordre psychologique et individuel, il tiendrait à l'imperfection de notre appareil psychique.
 
Dès 1915 Freud fait la distinction entre les névroses actuelles et les psychonévroses, notion abandonnée ensuite puisque la clinique nous offre des symptômes qui se rattachent toujours  à des conflits anciens, quel que soit le type de névrose.
 
Il est toutefois important de garder la distinction entre les conflits actuels et ceux qui remontent à des conflits de l'enfance qui se trouvent réactualisés par une situation présente. D'autre part, les symptômes, quel que soit le type de névrose, se retrouvent toujours : ce sont des douleurs, des souffrances, une angoisse, un mal-être, une fatigue incompréhensibles, dont on ne connait pas la cause réelle. On serait tenté de ranger ce type de névroses dans les maladies psychosomatiques. Dans ce type de névrose, la sexualité est généralement insatisfaite.
 
Notons, sans pouvoir le développer ici, les névroses d'angoisse ( l'hystérie de conversion ) que l'on distingue de la névrose phobique  fixée sur  des objets, et la névrose obsessionnelle, ( compulsions, idées obsédantes ). Ces trois névroses constituent le groupe des névroses de transfert. Les névroses traumatiques, dues à un choc, ont une place à part.

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