L'antidote des phobies? Une thtapie brve

L'antidote des phobies? Une thétapie brève

 

Peut-on se débarrasser des phobies ?

Peur de l’avion, peur de l’eau, peur des ascenseurs, claustrophobie, pour ne citer que les plus invalidantes, particulièrement pour les habitants d’une île.
 
Le mot « phobie » vient du grec phobos : il signifie peur, effroi. Phobos était une divinité que les grecs priaient avant les batailles. Les personnes atteintes d’une phobie d’objet livrent une vraie bataille intérieure, souvent dans la honte, la culpabilité et le secret.
Elles se privent des joies les plus simples, les déplacements, les voyages, elles culpabilisent de gêner leur entourage par leur souci d’évitement et leurs réactions de peur incontrôlable.
 
Distinguons bien la structure phobique qui demande une psychothérapie et une analyse complémentaires de la phobie d’objet que nous pouvons traiter en quelques séances avec des méthodes basées sur l’utilisation de l’état hypnotique.
 
Les thérapies cognitives et comportementales développent chez le sujet la connaissance de son comportement inadapté ; elles mettent à jour les conditionnements subis et font prendre conscience des opinions et croyances fausses qui enrayent la possibilité de changer.
 
Une restructuration cognitive va permettre d’atteindre l’objectif : prendre l’avion sereinement, nager avec plaisir, prendre l’ascenseur sans y penser, par une stratégie fixée dans les séances entre le thérapeute et son patient. Elles sont efficaces pour un certain nombre de sujets mais elles n’utilisent pas cette fonction naturelle de la suggestion hypnotique.
 
Les thérapies utilisant l’état hypnotique, c’est à dire un état de conscience modifiée qui n’est pas le sommeil mais une focalisation de la conscience sur le monde intérieur du sujet permet plus facilement l’accès aux sensations physiques, aux émotions, aux souvenirs, à l’imaginaire. La dominance de l’hémisphère droit et du cerveau émotionnel coupe la rationalisation, le mental et la logique du sujet qui jusqu’ici n’ont pas aidé le patient à se débarrasser de ses phobies.
 
Savoir que sa phobie est irrationnelle qui peut paraître une faiblesse aux yeux d’autrui n’a pas suffi à arrêter le comportement phobique. 
 
Il est donc nécessaire si cette étape n’a pas été efficace de recourir à d’autres thérapies qui cette fois vont couper l’activité corticale pour laisser place à l’activité du cerveau limbique.
 
Hélène a fait consciencieusement ses séances chez elle avec la cassette. « J'ai fait un rêve banal où je nage très bien, où je pratique le crawl sans problème. C'est tout ce dont je me rappelle. Par contre, j'ai compris que je suis à l’origine de ce problème. » 
Elle n'a plus besoin de cette cassette. Le conditionnement est ancré. Je lui propose donc un autre type d'exercice : revivre une scène du passé ayant trait à la baignade, à l'eau, toujours avec la technique d'accompagnement, l'index répondant. Je lui précise qu'elle est parfaitement libre à tout moment d'interrompre la séance. Elle revient sur un souvenir…
« Dans l'enfance, je n'ai qu'un seul souvenir lié à l'eau, la mer. J'avais trois ans environ, j'étais toute petite sur les genoux de mon père. 
On jouait, je sautais sur ses genoux. J'ai maintenant une image.
 
Le déroulement d’une thérapie
Après une anamnèse classique ( historique du symptôme, bilan de santé générale, indications du comportement général, de l’environnement psycho-social et affectif ), nous abordons la phobie.
 
« J'ai peur de l'eau, peur de nager. Mon ami vient d'acheter un bateau et je me sens mal quand nous sortons en mer. Je viens pour me débarrasser de cette phobie qui est devenue pour moi un handicap.
 
A douze ans, j'ai eu peur de l'eau, j'ai failli me noyer dans une piscine. Je ne sais plus ce qui s'est passé réellement, j'ai failli couler.
 
Depuis, je continue à avoir peur, même si je suis sur la plage et que j'ai pied. Dès que je sens que je n'aurai pas pied, je panique. Le pire, c'est que j'anticipe ma peur. Je sais que je vais avoir peur. Je ne me contrôle plus, je vais avoir la sensation d'être happée, aspirée par le fond. »
 
Première séance avec Hélène :
Je demande à Hélène de choisir un moment très agréable dont elle se souvient. C’est un coin de Provence avec des oliviers et le chant des cigales et la douceur tiède du soleil et le parfum de la lavande. Elle vit ce paysage avec toutes les sensations déjà ressenties, dans une conscience modifiée, au bord de l’endormissement. Cette scène servira d'ancrage à un sentiment de confiance en soi et de calme. Je lui demande alors de fermer le poing pour ancrer ce souvenir très intéressant, car il utilise les sensations kinésthésiques et coenésthésiques agréables déjà vécues dont j'ai besoin pour traiter la phobie de l'eau.
 
Je suggère ensuite une focalisation sur une image vécue qu'elle choisit : « Je me vois au bord du bateau, là où j'ai l'habitude de me placer. » Je propose le calme, l'écoute de sa respiration calme et régulière. « Calme » est le mot associé à l'expiration. 
 
Premier stade : s'habituer, en focalisation positive, rester tranquille au bord du bateau.
Soleil. Belle eau verte, claire, transparente, les coraux. Sensation de bien-être, beauté de la nature et toute autre sensation. Ressentir la sécurité. Hélène a levé un index, signe de communication entre nous ; et ma voix continue de l’accompagner.
 
« Puis vous laissez venir votre image très positive avec association du poing fermé. La colline de Provence envahit votre écran personnel. Vous respirez profondément dans ce paysage que vous connaissez et qui est vivifiant. le chant des cigales parvient à vos oreilles, les odeurs de lavande vous parviennent. » (L'index se lève.) Hélène vit profondément ses sensations.
 
Nous pratiquons ensuite une reprise de la vigilance avec quelques respirations courtes, acceptation mentale de la reprise, les membres se détendent, étirement dans un flot d'énergie positive. Les yeux s'ouvrent.  Hélène sourit ; elle est heureuse. 
 
Elle a fait un petit tour dans l'eau sans aucune appréhension. 
Elle pense qu'elle peut recommencer en allant de plus en plus loin. Je lui donne la cassette de cet exercice que je viens d'enregistrer pour qu’elle l’écoute toute la semaine en essayant d'augmenter mentalement les distances et de bien respirer si possible avec le ventre.
 
Deuxième séance avec Hélène :
Hélène a fait consciencieusement ses séances chez elle avec la cassette. 
« J'ai fait un rêve banal où je nage très bien, où je pratique le crawl sans problème. 
C'est tout ce dont je me rappelle. Par contre, j'ai compris que je suis à l’origine de ce problème. » Elle n'a plus besoin de cette cassette. Le conditionnement est ancré. 
Je lui propose donc un autre type d'exercice : revivre une scène du passé ayant trait à la baignade, à l'eau, toujours avec la technique d'accompagnement, l'index répondant. Je lui précise qu'elle est parfaitement libre à tout moment d'interrompre la séance. Elle revient sur un souvenir…
 
« Dans l'enfance, je n'ai qu'un seul souvenir lié à l'eau, la mer.
 
J'avais trois ans environ, j'étais toute petite sur les genoux de mon père. On jouait, je sautais sur ses genoux. J'ai maintenant une image très nette. Je suis encore avec mon père, cette fois, je reprends l'image de la plage, j'entends les bruits d'enfants, ma mère appelle mon père, ça l'agace. Je suis contrariée. Je n'ai pas envie d'aller me baigner. »
 
Dans le dialogue qui a suivi, les relations entre le père et la mère ont été évoquées. Dans la relaxation, Hélène a ressenti parfaitement le poids de son corps, de ses bras : « C'était bizarre, j'ai vécu le poids du bras comme un boulet de prisonnier. » Hélène a évoqué alors les difficultés qu'elle a rencontrées pour sortir du cocon familial et échapper à la sévérité de sa mère. Ceci montre combien la thérapie doit être maîtrisée par le thérapeute pour ne pas s’engager dans une analyse qui n’a pas lieu d’être ici. Nous reprenons une scène de natation qui se passe dans le plaisir du corps et le calme de l’esprit. Hélène termine sa séance, détendue et sereine. Un mois plus tard, Hélène m'a téléphoné : elle avait passé un excellent week-end. Elle avait nagé comme dans son rêve.
 
La phobie de l’avion, de l’ascenseur et autres
 
Nous traitons la phobie de l’avion ou de l’ascenseur de la même manière que celle de l’eau. Nous utilisons toujours l’expérience et les mots du sujet, son vécu de situations positives.
La suggestion hypnotique et le geste conditionné avec superposition de scènes vécues sont les ingrédients du traitement. Tout ceci nécessite sans exception une relation de confiance entre le sujet et le thérapeute.
 
Les phrases exprimant la phobie de l’avion en début de thérapie
« Plusieurs jours avant le voyage, je dors mal, je vis dans l’obsession du départ. »
« Tout tourne autour de ce déplacement, le compte à rebours se met en place. »
« Je ne veux plus dire à mon entourage que j’ai peur, je suis nerveuse, je me renferme.»
« Je vais faire comme si j’étais bien. Je mens à mon mari, à mes enfants. Je prends sur moi. »
Les pics de la peur
« L’avion roule, j’ai une boule au ventre, gorge serrée, je ne respire plus ; le fait de savoir qu’on prend de l’altitude, j’ai l’impression que je vais tomber. »
« Je me pose des questions dans l’avion, je sens des odeurs étranges, je regarde les autres et si quelqu’un scrute quelque chose par le hublot, je m’imagine qu’il a vu quelque chose d’anormal. »
« Quand l’avion se stabilise, il ralentit, j’ai l’impression qu’on va piquer une tête, on n’est pas des oiseaux, je n’ai pas confiance dans la technologie. »
 
Les antidotes de la phobie
 
Toutes les suggestions se font sur la respiration calme et l’évocation des activités agréables qui servent d’ancrage pour la confiance en soi et la détente. Utilisation des mots forts comme la sécurité, la confiance, le calme, la sérénité, mais également occuper son cerveau dans le vécu imaginé des jours suivant l’atterrissage, anticiper sur les rencontres, les spectacles, le shopping, les restaurants, les musées, les escapades, quel que soit le type de voyage.
 
La voix enregistrée sur CD permet de se rassurer. En général, le sujet n’a plus besoin de l’écouter en avion : il est devenu autonome pour tous ses voyages.
 
Le laboratoire d’Orsay de neuro-imagerie (soutenu par le Dr Jean-Pierre Changeux) prouve qu’il existe un réseau spécifique de la conscience et qu’on ne peut être conscient que d’une chose à la fois.
En stimulant l’attention sur un souvenir heureux, le sujet n’a plus conscience de l’objet ou de la situation phobiques qui disparaissent dans les « limbes » de sa conscience. En fait, la pensée change d’aiguillage.
 
Les techniques comportementale, cognitive et hypnotique sont utilisées pour toutes les phobies, celle de l’eau, de l’avion, de l’ascenseur et les autres…
La réussite de la thérapie vient du travail en conscience modifiée élaboré dans un dialogue et une anamnèse sérieuse. La collaboration empathique du sujet et du thérapeute expérimenté est indispensable.  La durée d’un traitement est brève (1 à 5 séances en général ).

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